Je n’suis pas un utopiste

Mais je dois m’faire une raison.

Il faut être réaliste,

Le Monde est en mutation.

C’est pourquoi en préambule

À ma petite chanson,

Quitte à sembler ridicule,

Je fais le poisson…

À l’étroit dans mon local,

Sans cesse à tourner en rond,

À m’agiter du bocal,

Sans trouver de solution…

Tout est flou derrière la vitre,

Rien de neuf à l’horizon

Et gouverné par des pitres,

Je me sens tout con…

Nous voilà dans le mystère

De l’infiniment petit,

À l’échelle de l’Univers

On est guère plus gros que lui

Il nous a flanqué par terre,

En deux temps et trois mouv’ments

Et le nez dans la poussière

Du confinement…

C’est peut être un émissaire

Venu pour montrer du doigt :

Tout ce qu’il ne faut plus faire

Tout ce que faire l’on doit.

Ne plus polluer les Mers,

Ne plus brûler les Forêts,

Empoisonner l’Atmosphère,

Bref, tout ce qu’on fait !

J’entends là les spécialistes

S’exclamer à l’unisson :

« On doit rester sur la piste

   De la mondialisation ! »

C’est qu’il songent à leurs affaires :

Leurs seuls soucis sont leurs sous

Actions déshumanitaires

Le reste on d’en fout !

J’imagine une seconde

Ce que peut être demain :

« Si tous les poissons du Monde

Voulaient bien s’donner la main » *

On foutrait à la poubelle

L’esprit de consommation

Et l’économie virtuelle

Sans sommation !

Et tandis que s’évapore

Mon délire de poisson

Je pense encore et encore

Avec toute mon affection

À tous ceux qui jour et nuit

Sont en lutte contre la mort

Parfois au prix de leur vie

Avec les moyens du bord …

* Ça rime à rien… Avec nageoire.  ;o))

Gibbon 05/05/2020

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