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En effet, en  joueur aguerri familier des tavernes et tripots, El Zeimer était habile à tendre des pièges à ses adversaires et leur faire miroiter une victoire facile. El Bazar ne tarda pas à succomber ce qui mit en joie les spectateurs.

Mais c’était compter sans la rhétorique filandreuse du marchand, un art qui échappait totalement à l’aventurier soupe au lait et piètre barguigneur. Il ne fallut que quelques mots à  El Bazar  pour  retourner la situation à son profit.

Autour des joueurs, l’excitation était grande, on s’indignait, on prenait parti, on conspuait l’imposteur.

El Zeimer, lui, ne savait pas manier les beaux discours mais tout marin qu’il était il n’aimait pas qu’on le mène en bateau. Il sortit de ses gonds, ce qui surprit d’abord et  impressionna fort son adversaire qui eut un mouvement de recul, craignant de recevoir un mauvais coup!

Mais il en fallait davantage pour désarmer le marchand qui n’était pas un débutant en matière de conflits d’intérêts. Il avait l’habitude, il réagissait vite et savait retomber sur ses pattes. Ce qu’il fit avec art ! Comment El Zeimer allait-il se tirer seul de ce mauvais pas et sauver son honneur bafoué?

Excepté son aversion bien compréhensible envers les moustiques, Le Chaouch était un homme de bonne composition et de caractère serein, qui souhaitait la paix par-dessus tout. La confiance que lui témoignait le Calife pour gérer sa fortune avec clairvoyance et gagner les cœurs de ses sujets lui conférait aux yeux de tous une autorité dont il savait user avec bienveillance pour calmer les esprits.

Et puis, qui refuserait un café?

El Bazar n’en attendait pas moins!

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