Je suis parti tôt ce matin. Un peu pâteux de mon excès de la veille… J’ai pris le train direction Bélem comme me l’avait conseillé mon « ange gardien ». (terme qui convient sans doute mieux que « surveillant » bien que cet individu assurément avenant soit certainement à la solde de mes « employeurs »…) Malgré tout, c’est un lieu que je m’étais promis de visiter. Trois stations et vingt minutes plus tard j’étais sur place… Je traversais un parc immense pour me retrouver face à une merveille…

Le Mostério dos Jeronimos fondé par le roi Manuel Ier au début du XVI ème siècle pour le retour de Vasco de Gama …

Je pénétrais à l’intérieur… Personne… Alors que ce lieu, d’ordinaire, devait être assailli par les touristes. Je me demandais alors si j’étais encore sous l’emprise de mon rêve. Mais non, tout était net , précis, réel. Avais-je franchi sans le savoir une porte temporelle qui me faisait maintenant évoluer dans une autre dimension ?

J’explorais chaque recoin de l’édifice impressionnant comme un palais enchanté…

Après une heure de visite dont je suis obligé de passer les détails, je parvins devant une stèle qui me sembla en dysharmonie avec le style de l’endroit. Nichée dans un renfoncement, discrète au possible il me fallu quelque instants pour réaliser qu’elle était ce que je cherchais, du moins une pièce de plus à mon improbable puzzle…

Et puis au bout d’une grande salle je suis sorti … Et j’ai marché tout droit vers la lumière.

« Plutôt le vol de l’oiseau qui passe sans laisser de trace,
que le passage de l’animal, dont l’empreinte reste sur le sol.
L’oiseau passe et oublie, et c’est ainsi qu’il doit en être.
L’animal, là où il a cessé d’être et qui, partant, ne sert à rien,
montre qu’il y fut naguère, ce qui ne sert à rien non plus
.

Le souvenir est une trahison envers la Nature,
Parce que la Nature d’hier n’est pas la Nature.
Ce qui fut n’est rien, et se souvenir c’est ne pas voir
.

Passe, oiseau, passe, et apprends-moi à passer ! » F.P.

À SUIVRE…

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