En rayons

En attendant, je me suis documentée, figure-toi …

Et je peux te dire qu’on a :

  • 1 chance sur 14 millions de gagner au loto, mais  seulement 1 « chance » sur 10 millions de se faire mordre par une chauve-souris enragée ;
  • 1 chance sur 650 000 d’avoir une quinte flush royale dès le premier tour de cartes, mais 1 chance sur 4 de tomber sur la fève en coupant la galette ;
  • Et je rajouterai une constatation personnelle : 99,99% de chances pour que la file sur laquelle on vient juste de s’engager devienne plus lente que celle qu’on vient de quitter ; alors même que les mathématiques contredisent honteusement les faits.

 

Donc, sachant que :

  • Je n’aurai JAMAIS dû me trouver là, puisque ce n’était pas moi qui avais été désignée pour assister à ce fichu colloque sur la réorganisation des politiques médico-sociales à l’heure de la récession et de l’Europe : avenir et prospectives, mais ma collègue (foudroyée par un microbe certainement hostile aux ARS) ;
  • Si le chien de ton voisin n’avait pas déboulé comme un dingue dans ta petite rue à sens unique, provoquant en une belle symphonie de coups de freins stridents l’arrêt brutal de la première voiture, laquelle fût néanmoins emboutie par la deuxième voiture dans un allégro percutant et flamboyant, ton taxi aurait pu démarrer à l’heure, ce qui t’aurait évité à TOI, -qui semble si prévoyant d’ordinaire- de débouler comme un fou dans la gare, avec la peur de rater un train que tu as raté quand même…. ;
  • Il ne pleut, en moyenne, que 56 jours par an à Montpellier.

peux-tu alors m’expliquer POURQUOI, aujourd’hui, vendredi 13 (à noter qu’en plus il y avait 100% de chances pour ce jour tombât la veille d’un week-end) :

  1. nous nous sommes retrouvés, toi et moi, coincés et (é)perdus dans cette gare de l’Hérault (note bien l’orthographe), à la recherche d’un improbable taxi qui ne se fût pas noyé sous cette averse aussi diluvienne qu’improbable ;
  2. pourquoi tu as trouvé le moyen de lâcher ton énorme valise à coque dure dans l’escalator alors que j’étais juste quelques marches derrière avec mon petit sac et mon cartable sage (et si tu sais compter, tu devrais t’apercevoir sans trop de peine que ça fait donc 100% de mains occupées) ;
  3. et, surtout pourquoi, croyant sans doute pouvoir arrêter mon effondrement inéluctable sur la grosse dame qui me succédait, tu as eu l’idée stupide de redescendre l’escalier montant, ratant ainsi la dernière marche mais réussissant brillamment ta chute … ?

 

Mais tu vois, ce que par-dessus tout je ne comprends vraiment pas, c’est pourquoi les pompiers ont laissé nos deux brancards côte à côte dans ce fichu couloir d’hôpital, et je te jure que si je n’avais pas les deux genoux à l’envers (oui, je sais 100% ….. pffff) ce qui réduit considérablement ma mobilité, je n’aurai aucun état d’âme à venir te bourrer le pif. De toutes façons vu l’état de ta mâchoire depuis que ta cravate a été aspirée par le tapis roulant … hein ?

Mais ça m’aurait fait du bien à 200% ….

 

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