Aujourd’hui est un grand jour.

En bas de ma rue pentue, le tour de France est attendu. Le quartier est bouclé,  plus de voitures, mes voisins sont absents, plus de cris, et je suis seule à la maison : instant suspendu …

Silence ….

C’est bien simple, on se croirait en plein confinement. Il fait même beau, c’est dire !
Ma petite jungle, au cœur de la ville de plus en plus urbanisée, résiste encore à l’envahisseur bétonneur. Je me pose.

Déjà, j’entends les bruits de fête foraine de la caravane, les klaxons 3 tons, les voix qui hurlent dans les micros, la joie des enfants. C’est la grande kermesse commerciale.

Pendant ce temps-là, des oiseaux sous les feuilles jouent à cache-cache avec mon objectif.
Je n’en attraperai aucun.

Ils peuvent bien hurler, là en-bas, dans leurs micros, nous on goûte un autre temps.

Vieil arbre, vaillant vestige, il n’y a plus que toi pour offrir un peu d’ombre … Et puis, toi, au moins, tu te laisses photographier !

 

C’est décidé, je ne bougerai pas (sinon, pourquoi un zoom ? …).
A défaut d’oiseaux consentants, je traquerai les couleurs qui sont à ma portée.

 

D’ailleurs, je bouge tellement peu que même le merle vient contrôler cette inhabituelle léthargie.
Désolée, mais aujourd’hui, pour les vers, tu te débrouilles tout seul, mec … HA ! ça te cloue le bec, hein ?

Eclats et transparences. La lumière s’amuse. C’est banal et précieux.
C’est juste un jour d’été dans le silence revenu ….

Mais le chat trouve qu’on serait mieux à l’intérieur.
Le chat trouve qu’il fait chaud.

Très chaud.

Trop chaud.

Vraiment chaud.

 

 

On ne dira jamais assez l’abnégation des chats …

Par contre, les papillons sont des abrutis. Si, si !

L’un vient se poser presque derrière la chaise longue (j’ai dû me redresser de la mienne, c’est un comble !!), et l’autre, au lieu de choisir une fleur, une feuille, enfin un truc bucolique et sympa qui l’aurait mis en valeur, choisit de se poser sur le banc écaillé et se tire sans me laisser le temps d’ajuster …
‘béciles !

Ah tiens ! Voilà le Tour qui passe !

Et voilà.
C’était un reportage exclusif de Cachou pour L’Espricerie.
Je rends l’antenne. A vous les studios.

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