Paris le 20 Mars 2020

Cher ami,

Les « prédictions », prévisions, avertissements, mises en garde, n’ont pas été entendues et la menace semble se réaliser… Le Monde entier est sidéré . Comme vous je suis confiné et déconfit ! Et je m’inquiète pour la suite. Il est évident que l’humanité à bouleversé l’ordre « naturel » et que nous commençons à en payer le prix. Et déjà, certains « experts » espèrent pouvoir continuer si ce n’est tout à fait comme avant, du moins faire perdurer notre système de mondialisation… Alors qu’il conviendrait sans doute de réfléchir afin de modifier nos modes de vie…

J’espère vous trouver en bonne santé

Amitiés  

Y. Givas

Les septième et huitième tablettes ne sont pas encore totalement entièrement traduites… mais elle font mention de lieux précis, prélude à d’autres découvertes…

Des fouilles ont été entreprises en divers points du globe : Kuh-i-Malik Siah  (jonction : Iran, Afganistan, Pakistan), sur le Mont Talo (Éthiopie), en Papouasie, Sur un site Inuit près d’Inukjuak, en Amérique centrale… 

Les lieux de découverte correspondent fréquemment à l’implantation de civilisations minoritaires ou disparues ou se situent dans des zones de conflits… A la jonction des points géographiques pourrait correspondre un dessin signifiant, d’ordre symbolique …

Neuvième tablette, découverte sur l’île de Pâques. (cette tablette semblerait être logiquement la dernière…) Traduction approximative

Mes facultés Gaïenne sont émoussées, mes pouvoirs s’amenuisent. Je possède encore les ressources suffisantes pour percevoir les ondes des Anges-Gaïens, avec la certitude qu’ils se rapprochent, et palpent brutalement les âmes vives croisant alentour, au risque de les broyer…

Mais où, quand?

Maintenant, je sais que je ne reviendrai plus jamais à la matrice. Mon lien est devenu trop ténu, tendu comme le fil de l’araignée au dessus du gouffre. Il est trop tard, je suis allé trop loin, j’en sais trop, j’ai franchi la limite, je me suis affranchi au prix de mon entité…

Point de rupture…

Mon essence se fait volatile, fugace. Condamné à errer dans la ronde sans fin des Hommes, je n’en éprouve pas le moindre regret, tout juste un soupçon d’inquiétude, à cause de l’inconnu sans doute, l’à venir, le devenir… Le hasard ?

Me resterait-il une chance, une seule, d’échapper au courroux de Gaïa-Mum que je ne saurais plus la saisir. Il me faudrait disparaître. Me fondre dans la pierre d’un sentier, la sève d’un arbre, l’aile d’un papillon…

C’est le silence, j’ai peur… (ce sentiment humain contagieux et terrible qui n’a pas cours pas dans le monde Gaien)

Mais je ne peux pas, je ne veux plus retourner… Je suis sûr qu’après moi, d’autre Gaïens franchiront la brèche, suivront la voie, viendrons aider l’espèce humaine qui finira par harmoniser son existence sans troubler l’ordre de Gaïa.

C’est le vide, j’ai froid…

Quelqu’un se balance, d’avant en arrière, sur un rocher, au bord de la rivière :

– Petite ?-  « 

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