Il était une fois, une fois n’est pas coutume,

Dans un pays de brume à la purée de pois,

Un royaume d’aveugles où les borgnes étaient rois…                  bis

En cet endroit, le temps avait tant d’importance,

Que les gens de céans le tenaient au secret ;

Prudence est comme on sait mère de sûreté…                                    bis

La vie était réglée sur du papier musique,

Mais de musique, point, qui adoucit les mœurs.

Autres temps autres mœurs, pour le plaisir néant !                           bis

Ainsi chaque sujet se levait de “bonheur”,

Travaillait de bon cœur au rythme des cadences,

Sans élever le ton car le silence est d’or…                                     bis

Leur cécité notoire et ci-dessus citée

Nécessitait qu’ils nichent en des cités-dortoirs,

Afin de vivre heureux ces gens vivaient cachés…                            bis

Un temps pour chaque chose, chaque chose en son temps

Tel était le mot d’ordre et dans l’ordre des choses

Chacun avait sa place en fonction des valeurs…                            bis            

Chacun savait aussi en effet et pour cause

Qu’il était interdit d’en changer avant l’heure

Et de perdre son temps ailleurs qu’au jeu des “ lois ”…                    bis

A chaque fin de mois, les rois comptaient le temps,

Décrétaient de concert à qui voulait entendre

Que tout viendrait à point à qui saurait attendre…                             bis

Et les gens aux guichets de la banque du temps

Venaient faire l’appoint au point de non-retour,

Pour échanger leur temps gagné contre du vent…                              bis

Tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes,

Pourquoi a-t-il fallu, je vous demande un peu !

Que leurs enfants découvrent qu’ils avaient deux yeux…                     bis

Il était une fois ventrebleu ! Quelle histoire…

N’allez surtout pas croire que je l’aie inventée.

Au royaume d’antan j’ai perdu la mémoire,

La vue des choses laides et la notion du temps.

GIBBON

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